prostituée en colère

 » Comme on nous néglige alors que c’est nous qui éteignons le feu quand l’homme n’a plus d’issue, nous prenons bien soin de lui, en tous cas on augmente le prix de nos prestations, 1000 F passe à 1500F, 5000F passe à 7500F, 10.000 passe à 15000 F… »   Les prostituées sont fâchées pour n’avoir pas été prises en compte dans le fonds d’appui covid-19 au secteur informel, elles expriment leur mécontentement et décident d’augmenter le tarif de leurs différentes prestations.

Un groupe de prostituées nous contacte pour exprimer leur mécontentement face à la nouvelle de  l’existence du fonds d’appui octroyé au secteur informel et sera déployé entre plusieurs à cette situation. D’après elles, tout le monde a été impacté par cette pandémie et tout le monde a vu ses activités au ralenti. Elles pensent que ce sont elles qui apaisent les foyers en difficultés en prenant soin des hommes et même les hommes qui n’ont pas de femmes dans leur vie, c’est elles qui s’occupent de lui. Les filles du vieux métier ont décidé d’augmenter le prix de chaque relation pour combler le manque à gagner. ‘‘Comme on nous néglige, on augmente tout ».  »Un coup rapide c’est 1000 francs qui devient 1500f, le gouté impérial 2000f devient 2500f, un contact classique 5000 devient 7500f, une attache tranquille 10000 devient  15000fcs, une nuit reposante 15000f devient 20.000f ».

Notre curiosité les pousse à expliquer leurs différentes prestations énumérées ci-haut. Avec plusieurs hésitations et notre insistance pour en savoir plus, les reines de la nuit soutiennent :  »Un coup rapide c’est lorsqu’on rentre rapidement en contact pourvu que le client soit satisfait au plus vite ; le coup impérial, c’est quand on lui accorde un peu de temps ; le contact classique, le client a droit aux câlins, il fait ce qu’il veut mais sans passer la nuit ; une attache tranquille c’est lorsqu’on passe la nuit ensemble avec le client ; la nuit reposante, c’est lorsque le client à un problèmes dans son foyer, dans son service, en famille ou s’ il n’est pas au point, on prend soin de lui en donnant les conseils, on passe la nuit à ses côtes, on s’occupe normalement de lui pour qu’il soit tranquille dans la tête. En fait, on prend soin de lui souvent même sans qu’il n’y ait de contact intime quoi... » avouent t elles.

 »Il n’y a pas de sot métier, on sait que gérer  »buzi » n’est pas une bonne chose mais nous n’avons pas de choix. Il faut que le gouvernement nous aide aussi à quitter dédains, mais on nous ignore.  Nous-mêmes nous pouvons nous valoriser, c’est les hommes eux-mêmes qui viennent chez nous, même les hommes les plus prestigieux » clament-elles sans aucune contrainte.

prostituée en colèreQuant à  savoir si elles sont organisées en société ou association  pour bénéficier de l’aide du gouvernement, elles prévoient  faire l’annonce de la présentation  officielle de l’association nationale de prostituée ou fille de joie de Côte d’Ivoire’’ dans les jours  à venir. Une grande première disent-elles. «Vous serez surpris. Nous sommes nombreuses. Nous votons aussi. Nous sommes aussi électrices».

Hortense Kouame

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