Une association de plus de 60 femmes dénommée  »Anianwe » ( marchons main dans la main) avec à sa tête la présidente nationale Ballou Elisabeth, constitue une fédération de 6 groupements de milliers de femmes qui s’engagent pour assurer le bien être des veuves, femmes démunies, orphelins, enfants de la rue. Elles assainissent les bordures  lagunaires et entretiennent les rues. Dans une interview accordée à femmeinfos.ci le vendredi 25 septembre à Yopougon, la présidente exprime sa satisfaction d’aider  des personnes nécessiteuses et elle invite les femmes à se lever pour obtenir leur indépendance financière.

Bonjour Madame Ballou Elisabeth. Vous êtes à la tête d’une association de femmes et une fédération de plusieurs groupements de plusieurs femmes en Côte-d’Ivoire, quel est  l’objectif  de cette association ?
 »Bonjour Madame la journaliste femmeinfos, notre association s’appelle Anianwe, c’est à dire, unies, marchons main dans la main. C’est une association apolitique  de 60 femmes actives. Mais nous travaillons aussi  en coalition avec plusieurs milliers de femmes de 6 groupements qui ont fédéré au sein de notre ONG. Notre fédération s’appelle  »les femmes engagées de Côte-d’Ivoire ».tout dernièrement nous avons acceuili encore l’association des femmes unies pour la paix. Nous saisissons les mains des ONG qui ont la même vision que nous. On se partage des expériences pour avancer. Notre objectif c’est de lutter pour l’éradication de la pauvreté en Côte-d’Ivoire. Surtout nous aidons les femmes à assumer leur indépendance financière, nous aidons les veuves à se repositionner dans la vie active. Nous voulons donner une chance aux orphelins et aux enfants de la rue de se sentir comme les autres enfants sans se complexer. Le deuxième objectif, c’est de donner un belle allure au littoral et les sites touristiques, nous assainissons les bordures lagunaires et les rues.  »
 
Quelles actions avez-vous déjà posées pour parfaire vos objectifs ?
 
 »Nous sensibilisons les enfants de la rue à rentrer chez eux et nous rencontrons aussi les parents afin qu’ils reprennent leurs enfants à la maison. Pour les orphelins nous cherchons les maisons d’accueil et nous essayons de  les caser dans les petits métiers de leur choix et nous contribuons à leur scolarisation. Nous distribuons des kits scolaires aux orphelins  aux enfants démunis. Nous distribuons des vivres, des vêtements et des kits sanitaires de protection contre covid-19 aux femmes démunies et aux veuves. Nous aidons aussi ces femmes à s’insérer dans la vie active en leur octroyant de petits fonds pour se lancer dans les activités génératrices de revenus, afin qu’elles assument leur indépendance financière. Nous faisons des opérations villes propres en balayant les rues et nous assainissons les bordures lagunaires, avec l’appréciation de la ministre Anne Oulotto, nous sillonnons pour entretenir le district d’Abidjan. »
 
D’où tirez vous votre source d’inspiration et d’où vient l’appui financier?
 
 »C’est Dieu qui nous motive, Dieu est amour et miséricorde, il est compassion, donc il ne peut pas nous abandonner dans cette lourde tâche, il nous donne la force et l’inspiration nécessaires pour pouvoir aider les autres, nous saisissons les mains tendues avec nos propres moyens. Ce n’est pas beaucoup mais nous faisons ce que nous pouvons pour rendre nos sœurs et nos enfants heureux. Nous n’avons pas conçu cette ONG pour nous enrichir. Mais pour partager le peu que nous avons avec les ayants besoin. 
D’ailleurs, nous avons déposé des dossiers partout dans les ministères compétents et dans des structures pour solliciter leur appui Maïs jusqu’à là, aucun n’a encore répondu favorablement à notre appel. Pourtant ils nous voient sur le terrain.  »
 
Entant que femme engagée et femme leadership, avez vous un message à livrer aux femmes ?
 
 » Notre message fort pour les femmes est que, une femme, c’est la vie, c’est le combat, c’est le dévouement et c’est aussi la souffrance. Mais elle est aussi  la force, c’est nous qui donnons vie dans la douleur et la joie, donc la femme peut tout affronter, je demande alors aux femmes, quelque soit leur situation de vie de se lever et affronter leur destin pour obtenir leur pain quotidien et le bien-être de leur famille. Tout est possible dans la vie si on persévére ‘
 
Merci présidente Ballou Elisabeth
 
C’est moi qui remercie le journal femmeinfos.ci pour cet entretien.
 
Hortense Kouame

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