• Le ministre charge le PCA du Burida, 

  • Des artistes quittent la salle

L’annonce   de journées de réflexion devant préparer l’assemblée générale des sociétaires pour le renouvellement des instances, du Burida comme annoncé par le ministre de la culture Maurice Bandaman n’a pas rencontré l’assentiment des artistes qu’il a convoqué, mardi 2 juillet 20198   à la Bibliothèque nationale au Plateau à Abidjan.

Un mauvais coup pour eux. Pour les artistes, les résultats de l’audit reste un préalable au règlement de la crise qui dure déjà quelques années. Ils auront alors droit  à une envolée lyrique d’un ministre surpassé par l’émotion : «Je ne me laisserai pas faire. Je suis ministre et je n’accepte pas qu’on m’offense. Je ne laisserai pas faire…je ne laisserai pas  mon autorité  bafouée…», réaction de colère en réponse à la colère de l’artiste Stézo l’Impérial qui sort de la salle en vociférant de rage contre le ministre. Crime de lèse majesté !

https://www.youtube.com/watch?v=6Sb_C7t-dWI&feature=youtu.be

 

La tension monte

Tout part du déroutement des artistes par le ministre avec l’annonce des journées, alors que les artistes voulant en finir avec la crise résultant de la gestion de la directrice générale, réclament les résultats de l’audit  qui demeurent  un mystère  pour  eux. Ils ont payé pour sa réalisation. Car, soulignent-ils,  «l’argent est sorti des caisses du Burida et non du budget de  l’Etat. On nous doit le résultat de l’audit».

Mais, le ministre défendra la tenue des journées pour dit-il renforcer les capacités opérationnelles du Burida et préparer les élections. «Faites-nous confiance», lâche le ministre de la Culture Maurice Bandama. Dans  la foulée, l’artiste Stézo poussée par une colère dénonce la procédure du ministre de la Culture et quitte la salle entrainant certains artistes avec  lui. L’air est surchauffé. Le face-à-face se poursuit.

 «Je  crains fort que les journées de réflexion ne planent au-dessus de la tète de gens et qu’elles ne régleront  pas durablement  la crise avec les termes de réflexion tels qu’énoncés. Ils ne sont  pas les vrais sujets qui vont sécuriser la maison…», rétorque calmement le président  du conseil d’administration-PCA du Burida, Séry Sylvain. Et de poursuivre : «Monsieur le ministre, il y a une commission de répartition dans laquelle les sociétaires ne comprennent rien et ne voient  rien. Il y’a de réels  problèmes. Les artistes veulent savoir ce qu’est la gestion de la maison de l’artiste à travers l’audit…C’est un préalable dont ils  voudraient  tirer toutes  les conséquences.

Les artistes se plaignent des répartitions sélectives. Il y a le  règlement de perception qu’il faut clarifier, il y a les statuts qu’il faut revoir. Il n’y a pas de manuel de procédures. Il y a un problème réel de gouvernance…».

Colère  du ministre, après les  propos du président du conseil d’administration du Burida, Sery Sylvain. Le ministre admet difficilement que le PCA du Burida le contrarie devant  les artistes. Il  ne se prive pas de le rudoyer publiquement dans  une salle surchauffée. Mais les artistes ne décolèrent pas et exigent dans leurs demandent  la disponibilité du rapport d’audit, car soutiennent-ils, qu’il a été  financé par les artistes  et non l’Etat.   À observer la scène, le Pca du Burida, lors des échanges semble n’avoir pas été consulté pour les journées

annoncées par le ministre. Avec les résultats qui pourront être transformés en  normes, alors que les textes du Burida énoncent que l’Assemblée générale trace la feuille de route du Conseil d’Administration et du Directeur Général.

L’absence d’application du Manuel de procédures de gestion administratives et financières, financé à 25 millions FCFA par le Burida pose problème. Situation qui illustre  le manque de  codification des relations  entre le Dg, le PCA et le Ministre de la Culture. Certains  griefs contre la directrice générale du Burida Mme Irène Vierra font ressortir qu’alors qu’elle doit répondre devant le Conseil d’administration selon les textes, car celui-ci évalue sa mission, elle le contourne et rend compte au ministre. Elle part dans des  missions non autorisées par le conseil d’administration qui n’en est pas informé…Mais, elle informe et rend compte au ministre de la Culture qui ne fait pas partie de l’organigramme du Burida. Incohérence crient  les sociétaires. Il n’y a aucune  matrice de d’autorité selon les membres du conseil d’administration. Donc existence d’une  crise d’autorité se traduisant  par les bruits qui secouent cette maison des droits d’auteurs.

Le ministre écoute, mais tient aux journées du BURIDA

«Les problèmes de  la crise doivent  être traités et non contournés» crient les artistes. Le règlement  intérieur obsolète, les statuts et le règlement de répartition posent  problème. Le Burida qui ne bénéficie d’aucune subvention de l’Etat qui a une mainmise sur sa gestion est véritablement  plongée dans  une  crise, d’Etat…«Je vous demande  pardon. Nous sommes en famille…Je vous transmettrai le résumé de l’audit. Mais retrouvons-nous aux journées de concertation» soupire le ministre de la Culture exténué au terme de trois heures de discussions avec  les artistes.

En attendant  les  journées du Ministre  pour  sauver  le Bureau ivoirien des droits d’auteurs, les artistes se dressent  contre la gestion de  la directrice, Irène Vierra. La bibliothèque du Plateau dépitée s’en souviendra. C’est déjà quand  les élections !

H M

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