Dr Edith Kouassy Judith, conseillère technique du ministère de la santé et d’hygiène publique a annoncé en début de semaine, au rendez-vous quotidien du Centre d’information et de communication gouvernementale (Cicg ) que les services de santé scolaire et universitaire, adolescents et jeunes, ont noté une baisse d’à peine 3% des grossesses de janvier à mai 2020 comparativement à la même période de l’année 2019.

Pour la conseillère technique du ministère de la santé cette baisse de grossesse en milieu jeunes, adolescents scolaire et universitaire montre que la distanciation physique a positive pour les jeunes et les adolescents en cette période délicate de COVID. Selon Dr Judith Kouassy, le ministre de la Santé veut rappeler que le jeune âge n’est pas un critère de non contamination par la COVID-19. A l’entendre les jeunes ne sont pas épargnés par la contamination de la COVID-19.

A ce rendez-vous quotidien du Centre d’information et de communication gouvernementale (Cicg), Judith Kouassy a réitéré que la dernière victime décédée et notifiée, ce dimanche 21 juin 2020 est « un jeune adulte de 39 ans ».  »Celui-ci ne souffrait d’aucun antécédent particulier c’est-à-dire sans pathologie chronique préexistante » a-t-elle annoncé.

Aussi insiste-t-elle sur les cas de jeunes contaminés ;  »253 sujets âgés de 11 à 20 ans ont été dépistés positifs à la COVID-19 dont 137 de sexe masculin et 116 de sexe féminin. 87 cas dépistés concernent les moins de 10 ans. 103 cas positifs des sujets sont entre 21 et 30 ans ». Pour elle, avant 21 ans, la différence entre les sexes n’est pas significative. Elle le devient après 21 ans. La patronne technique du ministère de la santé et d’hygiène publique a déploré que les efforts de l’État face à cette pandémie n’ont pas encore trouvé échos auprès des  jeunes qui gardent, toujours leurs attitudes de défiance. «Les efforts consentis dans la lutte sont noyés par l’immense file active, ces dernières semaines, par les jeunes concernant le port du masque et la distanciation physique » a-t-elle regretté

Par ailleurs, a-t-elle informé, le nombre de plus en plus élevé de nouveaux cas de COVID-19 diagnostiqués, depuis le début du mois de juin, et surtout une forte concentration de virus dans les échantillons analysés oscille entre 17 et 41%, d’une moyenne d’environ 25% alors que le taux général est d’environ 15%.

Il faut savoir que les districts sanitaires à l’intérieur du pays qui sont les plus actifs sont Aboisso, Korhogo 1, Yamoussokro, Adzopé, Agboville, San-Pedro, Soubré, Bouaké-nord-ouest, Méagui, Transua, Gagnoa 1 et Abengourou. Les régions sanitaires les plus fortement infectées sont respectivement. Abidjan II : 4953 ; Abidjan I : 1217 ; Sud-Comoé : 147 ; Gbéké : 32 ; San-Pedro : 22 ; Grands-ponts : 14 ; Nawa : 10 ; Indénié-Djuablin et l’Agneby Tiassa ont 7 cas chacune. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Dr Aka Aouélé, affirme qu’avec la pandémie à COVID-19, la Côte d’Ivoire est sur « une pente dangereuse ». Alors pour mieux lutter contre la propagation de la maladie, seul le respect scrupuleux des mesures barrières reste de mise.

Hortense Kouame 

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