30-5-2019 (femmeinfos.ci) La paix semble encore incertaine dans les universités publiques ivoiriennes. C’est du moins ce que laisse entendre Johnson Kouassi Zamina, porte-parole de la Coordination Nationale des Enseignants-Chercheurs. Cette menace se fonde sur le fait que leurs revendications restent toujours insatisfaites.

Il s’agit notamment de l’amélioration de leur condition de vie, la revalorisation des salaires et des nouvelles primes, dont le principe avait été arrêté lors du séminaire de Grand-Bassam en 2014. « Les enseignants-chercheurs, au niveau des conditions de travail, récusent la réduction de leurs taux horaires. Les nouveaux taux horaires fixés par l’administration universitaire sont totalement en deçà des normes exigibles par le système LMD », fait remarquer l’universitaire.

Mieux, la CNEC s’insurge contre les sanctions infligées à 11 de ses membres, pour la présidence de jury des examens du BAC session 2019. Pour leur militantisme avéré, en effet, ceux-ci auraient été exclus de la liste des présidents de jury du baccalauréat.

En plus, les enseignants-chercheurs en veulent terriblement au Professeur Abou Karamoko, recteur de l’Université Félix Houphouët-Boigny qu’ils accusent d’être responsable  des malheurs qui minent cet établissement universitaire. «Tant que Abou Karamoko continuera ses pratiques féodales, il n’y aura pas de paix à l’Université », préviennent-ils. A ceux qui soupçonneraient la CNEC de mener la lutte syndicale pour le compte de certains partis politiques, Johnson Kouassi Zamina a fait savoir qu’il n’en est rien.

Sonia Traoré

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