Elle n’est pas mannequin encore moins Miss Côte d’Ivoire. Cependant cette belle Dame aux allures de reine de beauté est une tête pleine qui a choisi de mettre son énergie au service de la paix, du développement et de l’épanouissement des populations. Directrice Générale de l’agence de communication Ivoire JAK Productions, une structure spécialisée dans la production audiovisuelle, l’événementiel et la promotion de toutes activités culturelles, Julie Kouassi est à l’origine d’un nouveau concept événementiel qui défraie la chronique en ce moment notamment le Village de l’indépendance. Dans cette interview, elle en parle et interpelle les hommes politiques sur la nécessité d’aller à la réconciliation.

Vous êtes la promotrice de l’événementiel Le Village de l’Indépendance, qu’est-ce qui motive une telle initiative ?

Je voudrais avant tout propos rendre ici hommage à une personne, un véritable expert en communication dont le coaching m’a été d’une extrême importance. Il s’agit de M. Léon SAKI, Directeur Général de Côte d’Ivoire Télévision structure éditrice de la nouvelle chaine télé Culture Ivoire Télévision (CITV). A l’origine, je suis opératrice économique après mes études en Management Marketing et Communication. Lorsque j’ai créé mon entreprise et émis l’idée de réaliser Le Village de l’Indépendance, une amie m’a conseillé d’approcher M. SAKI. Durant trois mois de boulot dans l’ombre de ce grand homme, j’ai beaucoup appris et restauré mon image, il ne faut pas se le cacher.

Pour revenir à votre préoccupation, il faut dire que le concept Le Village de l’Indépendance provient d’un constat. Je me suis rendue compte que la Fête nationale de Côte d’Ivoire qui symbolique l’autodétermination, l’autonomie de nos institutions et la liberté du peuple ivoirien n’est pas suffisamment célébrée. Elle se limite aux défilés et aux discours, et après, plus rien. Je ne vois pas l’implication réelle voire l’engouement des populations et des foyers. La saint Valentin, le premier janvier, la pâque, le ramadansont populairement célébrés que l’indépendance de notre pays. Je me suis alors dit et si l’on vivait l’indépendance autrement oui, loin des parades militaires et des discours politico-institutionnels? Et si l’on célébrait l’indépendance par la danse, la gastronomie, le sport, la musique… ? Nous avons pris cette initiative afin de faire de la fête de l’indépendance, une activité populaire qui implique l’ensemble de la population.

Y a-t-il des objectifs bien spécifiques liés à cette initiative ?

Bien entendu, il s’agit d’objectifs nobles qui devraient normalement pousser les grands décideurs à nous accompagner parce que nous voulons, à travers cette grande manif, amener les Ivoiriens à s’approprier la fête de l’indépendance, à promouvoir l’esprit de solidarité, de fraternité et de partage, à renforcer l’unité nationale mais surtout à l’éveil des consciences.

Quelles sont les activités qui vont meubler ces trois journées de célébration ?

Voyez-vous, nous étions encore enfants lorsque nous voyions les cyclistes faire le tour de la Côte d’Ivoire. C’était des moments de grande joie de nos parents, des moments de bonheur et de solidarité en ce sens que certains arrêtés aux points de passage des cyclistes, applaudissaient, d’autres donnaient de l’eau et des vivres. S’il arrivait qu’un cycliste est mal en point, certains spectateurs les aidaient. Le cyclisme symbolise donc la joie et la solidarité mais surtout l’endurance et la force intérieure qui amène à atteindre ses objectifs. C’est pourquoi, nous commençons l’événement par un Tour cycliste de la ville d’Abidjan, c’est le Tour cycliste de l’indépendance.

Il est prévu également, une table ronde sur une question lié au développement. Nous aurons au menu les gastronomies représentatives de nos régions, les boissons locales et modernes. Vous verrez aussi des ‘’Abokis’’ en place entrain de vendre leur café où des ministres viendront déjeuner. Nous avons au programme une parade vestimentaire d’avant-avant, un bal masqué, des projections de films et des concerts. C’est une véritable ambiance 100 à l’heure que nous prévoyons pour amener les Ivoiriens à vivre réellement la fête nationale et l’inscrire dans leurs agendas. Nous entendons ainsi réconcilier les Ivoiriens et renforcer l’unité nationale.

Avez-vous déjà des partenaires ?

Bien sûr que de nombreuses entreprises ont déjà pris contact avec nous. Mais notre premier partenaire naturel est sans nul doute la nouvelle chaine Culture Ivoire Télévision, à laquelle nous entendons nous adosser pour donner une visibilité à l’événement.

Vous parliez tantôt de réconciliation et d’unité. Ce slogan est-il une exigence pour le bon déroulement de vos activités ?

Notre événement se tient sous le sceau de la réconciliation et de l’unité nationale. C’est même son objectif principal. De-là à être une exigence pour le déroulement de nos activités ? Pas forcément, parce que la réconciliation est un long processus. Un processus qui commence par les hommes politiques avant d’atteindre les populations, même si chacun est appelé à jouer sa partition comme nous le faisons à travers Le Village de l’Indépendance. Il existe des activités qui représentent en elles-mêmes une source de réconciliation, de partage et d’unité. C’est le cas notre événement. Concernant le côté politique, j’ai pour habitude de dire que la vraie réconciliation viendra de la volonté des quatre Premières Dames de notre pays. Pour que la réconciliation soit une réalité, elle doit commencer par les première Dames à l’initiative de Maman Thérèse Houphouët-Boigny. Je crois fermement que le Ministre KKB doit bâtir les chantiers de la réconciliation autour des Premières Dames. Il réussira sa mission en essayant cette voie que je lui propose.

Vous donnez-là une excellente idée. Et si le Ministre vous faisait la proposition comme Pharaon l’a fait à Joseph ?

Rire. Je ne donne pas des idées à mon pays pour des postes mais s’il estime que ma personne peut lui être utile, alors dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire que j’aime tant, je répondrai volontiers.

Grace  ozhylly

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