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La plateforme des propriétaires de maquis bars et restaurants, PPMBRCI,a exprimé sa volonté de reprendre l’activité. La lecture de son communiqué révèle que ses experts ont conçu un document à base des mesures de distanciation et de protection contre la propagation du coronavirus. C’est dire que les les restaurateurs sont déterminés à trouver toutes les voie pour la reprise immédiate de leurs activités.

   Ils se sont donné la vocation de soutenir l’État à partir de ce document afin de respecter et faire respecter touts les recommandations. Il s’agit du, ML2D: Masque, Lavage des mains, Distanciation de deux mètres et la Désinfection. Ils souhaitent que l’État leur permette de rouvrir leurs activités comme cela a été le cas pour les acteurs de l’intérieur du pays.

Au nombre de ces propriétaires de maquis figurent de vaillantes femmes vertueuses, qui employaient des centaines de jeunes qu’elles pensent avoir mis à la rue aujourd’hui à cause de Covid-19. Ces femmes se voient dans l’obligation de reprendre leurs activités pour pouvoir payer leur loyer et assurer l’avenir de leurs enfants. Dame Kouassi Ama, grande restauratrice de baptême, mariage et grandes cérémonies, à la Riviera 3, employait plus de cent jeunes comme serveuses, caissières, agents d’entretien et d’autres activités.

Ce sont entre 45 à 60 mille francs CFA selon le degré d’activité que les employés touchaient. Aujourd’hui, explique-t-elle, «tous ces jeunes sont à la rue à cause de la fermeture des maquis. Aujourd’hui à cause de Covid-19, je me retrouve presque sans rien, parce que je ne travaille plus mais je paye l’espace et le loyer. A cause de la fermeture de mon espace, j’ai dû renvoyer tous les jeunes qui travaillaient chez moi. C’est avec un pincement au cœur mais on y peut rien » regrette-t-elle.

restauratricesMadeleine Kouamé, propriétaire d’un espace de restaurant sur la voie d’Abattat vit la même situation. Elle recevait par jour 100 à 150 clients avec pour chiffre d’affaire 200 à 400 mille francs CFA, avec plus d’une vingtaine d’employés qui sont renvoyés. Avec la main sur le cœur, elle réclame la reprise de son service pour faire face aux dépenses qui s’imposent à elle.  »Nous ne travaillons plus, mais nous continuons de payer notre espace, et nous avons des charges quotidiennes pour faire face à nos parents et familles. C’est difficile, nous souhaitons que l’État accepte nos préoccupations ».

Le président de la plateforme a rassuré de leur engagement auprès du gouvernement dans sa vision d’éviter la propagation de la pandémie. Selon Gnanhoua Josué, ils ne s’imposent pas au gouvernement mais ils veulent l’aider à faire appliquer les mesures barrières à partir d’un document à proposer au gouvernement.  » Nos experts ont déjà expérimenté ce protocole à travers les maquis et restaurants pilotes. Nous pouvons garantir que ce protocole peut être implémenté dans tous les types d’espace ».

Les restaurateurs promettent donc de se déployer en agents sensibilisateurs à travers tout le pays, pour appliquer et faire respecter les mesures qu’ils ont conçues en document, à tous les acteurs de leur secteur.

Hortense L.K. 

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