22-02-2019 (femmeinfos.ci) Une conférence sur les conséquences des mutilations génitales féminines sur la vie sexuelle des femmes à l’endroit des élèves du secondaire, la dédicace de leurs livres,  des témoignages de Maman Simone, victime de la pratique ; des séances de sensibilisation en direction des leaders communautaires, religieux, des associations de femmes et de jeunes constituent, entre autres, les activités menées sur le terrain par le collectif des femmes ayant produit des œuvres dénonçant les mutilations génitales féminines et ce, sous l’égide du ministère de la femme, de la famille et de l’enfant et en partenariat avec la direction régionale de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

En plus des séances de sensibilisation, le collectif a rencontré d’anciennes exciseuses, en vue de les mettre en mission pour endiguer la pratique dans l’ex-district des Savanes qui comprend les régions du Poro, du Tchologo et de la Bagoué.

« Nous disons stop aux MGF qui ont des conséquences désastreuses en termes sanitaires et psychologiques. La plume doit servir à dénoncer, à combattre le fléau. Nous ne devons pas seulement chanter les louanges, acclamer mais, il faut utiliser la plume comme une arme de sensibilisation et de dissuasion pour enterrer, définitivement, cette pratique qui a causé et continue de causer des souffrances inutiles à nos filles et petites-filles », sensibilise Doumbia Soungalo Hélène, porte-parole dudit collectif et auteure du livre ‘’Mémé, pourquoi, m’excises-tu ?’’

Poursuivant, elle dit sa gratitude à la Première dame et à sa fondation pour leur engagement sans faille contre le travail des enfants et en faveur de leur épanouissement. « Children of Africa n’a pas hésité, un seul instant, à nous apporter son appui financier pour nous permettre de faire ces activités et confirme, ainsi, la détermination de Dominique Ouattara à agir contre toutes les formes de maltraitance exercées sur les enfants », a révélé l’écrivaine.

Il convient de noter que selon des chiffres d’études d’experts nationaux, 73,7% des filles/femmes de 15 à 49 ans sont victimes des MGF dans le Nord de la Côte d’Ivoire.

Outre la porte-parole Diomandé Soungalo Hélène, Komara Mariam Constance, auteure de ‘’La couleur de l’argent’’ ; Camara Adeline qui a écrit ‘’Une féminité amputée’’, la slameuse Abbey Audrey et Maman Simone faisaient également partie de la délégation du Collectif des femmes écrivains en lutte contre les mutilations génitales féminines.

Soro Djeneba Tiékoungo, correspondante régionale

 

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