Vivre de l’art de la calligraphie est un véritable trésor à découvrir. Du dessin à la calligraphie, la sérigraphie et le cadrage,  Kouassi se positionne et fait son chemin. Une rencontre, 5 avril 2020 en plein boulot au quartier Selmer Yopougon, et  il se livre à notre micro. Son aventure….

Heureux et satisfait de son travail, le calligraphe Kouassi, cinquantenaire, ivoirien originaire de Dimbokro, marié avec 10 enfants, exprime son aventure depuis 1978, dans l’art de la calligraphie et du cadrage. La photographie et la calligraphie représentent un véritable trésor pour lui. Apprendre et faire de l’art de la calligraphie est une bénédiction selon lui. Livrant son parcours, l’artiste montre sa qualité et son défaut malgré la réussite de son art. Commencé d’abord comme un petit dessinateur d’objets, d’animaux et de petites choses, ensuite de la photographie à la calligraphie et à la sérigraphie, le cadreur Kouassi est à l’extrémité de ses œuvres et satisfait.

Son parcours

Il s’est d’abord installé à Yamoussoukro dans un petit studio appelé mafildecor. Là-bas, il s’investit et se fait connaître. Il sera invité quelques années plus tard à une cérémonie internationale  »Festimasse » où il remportera un grand prix qui lui permit d’avoir beaucoup d’argent. Malheureusement, la calligraphie sera détournée. Car son rêve était de voyager.

Il voudrait aller au Canada passant par les États unis. Pour ce rêve, il investit assez d’rgent dans les papiers encore et encore jusqu’à se vider les poches mais rien n’y fit. Le Calligraphie Kouassi est alors réduit à néant, il doit reprendre à zéro.

Mais cette fois, il s’installe à Abidjan dans le cadrage où il s’est focalisé spécifiquement dans le volume des portraits qui lui réussit d’ailleurs.  Son trésor aujourd’hui c’est le cadrage et les grands portraits qu’il confectionne selon les commandes et les livre très aux clients. Les différents prix de ses tableaux vont de 25 mille à 300 mille francs CFA. Plusieurs jeunes ont bénéficié de son tallent, il leur apprend gratuitement à faire la calligraphie et le cadrage. Il est heureux et satisfait de faire d’eux ce qu’ils sont devenus.

 »Je suis heureux d’avoir appris ce beau métier à beaucoup de personnes qui sont aujourd’hui financièrement assis. Je m’en réjouis, je tends toujours la main à la jeunesse. Il n’y pas de sots métiers. L’art nourrit son homme. Je voudrais leur apprendre gratuitement mon savoir-faire » se réjouit-il. Mais il regrette quelque peu, en montrant sa défaillance malgré sa réussite.  » Je suis heureux parce que j’ai donné le meilleur de moi. Je crois que j’ai réussi, même si je n’ai pas pu construire ma propre résidence. Je n’ai pas de maison mais je suis heureux. Si la vie continue après cette pandémie, on verra ce que l’avenir nous réserve ».

Touché lui aussi par les désagréments de covid-19, il souhaite vivement la fin de cette pandémie.  » Je souhaite que cette maladie aille loin du monde et de la Côte-d’Ivoire. Elle a tout bloqué. Moi je fais les casquettes et les tee-shirts ainsi que les grands posters de manifestations et de meetings. Mais s’il n’y a plus tout cela à cause de coronavirus, comment dois-je faire à présent ? Tout est devenu difficile ». Pour finir, il exhorte les jeunes et tout le monde à aimer ce qu’ils font comme travail. Car à l’entendre, seul l’amour peut faire avancer pour tirer profit  de ce que l’on fait.

HORTENSE KOUAME

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