L’Ivoirienne Joëlle Kakou, professeur de la cuisine africaine, kikis Bio met en prime l’autonomisation de la femme dans le domaine de la restauration. Au micro du journal femmeinfos.ci, elle livre plusieurs projets et  visions à cet effet, c’était mercredi 26 août 2020 à son domicile à Yopougon.

kikis maman restauratriceVenue de Paris pour sa terre natale en vacances et accompagner la légende Didier Drogba dans sa conquête de la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football, Kikis Bio s’engage aussi à lutter pour le bien-être de la femme ivoirienne. Entant que grande restauratrice internationale installée à Paris, elle voudrait impliquer la femme ivoirienne dans ce domaine. Son objectif, c’est de faire en sorte que la femme assume son indépendance financière. Pour ce faire, la valeureuse femme leader ambitionne initier des écoles de formation en gastronomie, des concours de cuisine africaine en général et en particulier la cuisine ivoirienne avec ses différents mets. Elle mettra à profit les stratégies de la diversité de confection de mets africains et ivoiriens.  Joëlle Kakou voudrait lutter  contre la pauvreté avec son expérience de la restauration en Afrique et particulièrement en Côte-d’Ivoire.

 »J’ai constaté que chez nous, les femmes sont marginalisées et caractérisées à faire seulement la cuisine pour l’homme et ensuite tendre la main, cela ne valorise pas la femme, si son talent c’est de faire de la cuisine, alors qu’elle profite de ce talent-là, elle doit se repositionner à partir de sa cuisine et en faire son entreprise et même son usine pour gagner de l’argent et assurer son autonomisation ». Kikis Bio a aussi pour vision aussi sensibiliser les femmes à se former et à apprendre à faire de la cuisine bio.

 »Je voudrais former des femmes, leur apprendre de bonnes techniques de la cuisine africaine, leur donner le goût de façonner les produits BIOS, les produits de notre continent et de notre pays. En le faisant, elles se valorisent tout en valorisant notre culture sur le plan gastronomique à travers le monde entier ». Pour la patronne restauratrice, avec ces projets la femme n’aura plus besoin de dépendre forcément d’un homme.

 »La femme a trop compté sur l’homme, les données ont changé.  Il est temps que l’homme vive maintenant au dépend de la femme et nous allons y arriver si nous nous impliquons véritablement dans ce que nous faisons » a-t-elle montré. Avant d’ajouter qu’elle prévoit des jeux de kermesse qui permettront à la femme de s’égailler.

 » A partir de ces jeux là les femmes vont faire les concours de cuisine bio, elles vont se partager des expériences gastronomiques, chaque région de notre pays va être représentée, donc les 31 régions de la Côte-d’Ivoire seront valorisées à partir de leurs mets ressources, cela permettra aux femmes de briser leur limites et s’engager à fond dans le jeu de la gastronomie, juste pour dire que,  faire de la cuisine est un jeu que nous voulons rentabiliser au profit de la femme ».

HORTENSE KOUAME

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