A l’occasion de la célébration de la 28ème journée internationale de la liberté de la presse célébrée à Abidjan le 3 mai 2021 sous le thème : « Je défends l’information comme bien public », le journal Femmeinfos.ci a rencontré Victorine Soko, présidente de l’Organisation des Femmes reporters  photographes de Côte d’Ivoire (OFREPCI) dont les membres étaient massivement présents à la marche et la cérémonie officielle. Elle parle de l’engagement pris par l’OFREPCI et ses membres dans le cadre de la lutte contre la publication des images de plus en plus violentes sur les réseaux sociaux. Elle a également tenu à interpeller les gouvernants sur cette corporation de femmes photojournalistes en petit nombre qui a besoin d’attention et de soutiens.  

« Nous sommes à la journée internationale de la liberté de la presse ce 3 mai 2021. L’Organisation des Femmes Reporters Photographes de Côte d’Ivoire (OFREPCI) est présente à cette cérémonie aussi importante. Parce que ce moment lui permet de marquer sa présence à cette manifestation très importante. Et nous voudrions dire que les images sont aussi importantes que les articles. Dans les médias, on parle de 50% écrit, 50% d’image. Nous avons décidé, cette année 2021, de signer une charte de non-violence. Il s’agit, à travers cette charte, de désormais propager, diffuser et communiquer avec des images saines. Nous avons constaté que les réseaux sociaux utilisent des images qui ne sont pas saines. C’est trop violent.
Nous allons sensibiliser les uns et les autres à ne pas utiliser ces images violentes. Nous sommes dans la mondialisation. Il faut aller donc tranquillement à la paix. Nous devons œuvrer pour une nation éprise de paix. Pas de violence. Nous allons, nous les femmes photographes reporters, photojournalistes, prendre l’engagement, quoi que nous ne pouvons pas éradiquer ces images, mais de faire en sorte de montrer moins d’images de violence. Et encore, nous sommes victimes de beaucoup de violence en tant que femmes d’abord, ensuite en tant que femmes de médias. A double titre, nous sommes vulnérables. Mais nous aimons notre travail malgré tout ce que nous subissons. Et donc nous demandons aux gouvernants de penser aux femmes des médias qui ne sont pas assez représentatives. Malgré notre petit nombre, nous leur demandons de nous accorder beaucoup d’attention. Et donc en tant que présidente des femmes de photojournaliste, nous prenons l’engagement de propager des images saines. Merci et bonne fête de liberté de la presse à tous les journalistes et photojournalistes du monde entier ».
Propos recueillis par : Ben Kakou

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