Après sa grande bataille pour le repositionnement de leur secteur, le président de la plateforme des maquis, bars et restaurants, Gnawa Josué a presque atteint son objectif avec l’ouverture  totale plusieurs secteurs d’activités. Il livre alors les secrets de réussite en invitant les jeunes, femmes et hommes à assumer leur autonomie. En saisissant le patrimoine ivoirien comme les denrées alimentaires, Attiéké ignames, manioc et d’autres ressources dans lesquelles leurs frères  »ahoussas’’ s’engagent.

Le président national de la plateforme des maquis bars et restaurants pense que les jeunes ivoiriens ne s’investissent pas assez dans les activités économiques pour assumer leur autonomie.  Même si la première préoccupation de Gnawa Josué, c’est de fédérer les acteurs du secteur au syndicat de la plateforme. Il reste prudent et livre le secret de la réussite.

Entant que restaurateur il soutient qu’il y a des stratégies pour réussir dans ce que l’on fait. Ces stratégies à l’entendre, c’est de suivre l’exemple des autres : c’est la soumission, l’engagement sans réserve ni complexe, c’est le sacrifice de soi dans ce que l’on fait.

‘‘Ce n’est pas sorcier, si tu veux réussir tu réussiras. Mais avec le dévouement et le dépassement de soi et petit à petit tu vas atteindre le sommet. C’est le prix à payer. Moi j’ai été serveur dans des bars, maquis, boîtes de nuit et restaurants, j’ai lavé les  douches et WC. J’ai lavé les assiettes, j’ai été manager. Aujourd’hui je suis ce que je suis mais je souffre pour vous » révèle-t-il révélé aux jeunes qui s’engagent dans le métier de la restauration sans véritable engagement.

Poursuivant, Gnawa Josué donne l’exemple des Ahoussas (nigeriens) qui selon lui se sont accaparés de toutes les ressources ivoiriennes pour les valoriser en les vendant aux Ivoiriens eux-mêmes.  »Vous dormez, continuer  de dormir et vous serez surpris comme toujours. Voilà vos frères venus d’ailleurs qui valorisent vos propres ressources en vous les vendant chers. C’est les Ahoussas qui vendent de l’igname, du café, de l’attieke (garba), du poisson, de l’huile rouge, c’est eux qui gardent toutes les entreprises pour ne pas louer maison, ils s’enrichissent sous vos yeux et c’est vous qui dormez  ».

A tous ceux qui possèdent des bars et boîtes de nuit, il leur conseille de moderniser leur activité, aérer leurs espaces, respecter et faire respecter les règles d’hygiène et de distanciation face à covid-19.

Aux jeunes femmes restauratrices, il exhorte au dynamisme et le dévouement et surtout à coopérer avec la plateforme. ‘‘Organisez vos activités de manière à mieux profiter de la bonne clientèle, soyez humbles et travailleuses, personne ne  viendra vous arrachez ce qui vous appartient, mais ensemble nous seront encore plus forts, adhérez massivement à la plateforme, c’est notre garantie du bien-être social » exhorte-t-il.

A l’entendre le syndicalisme de leur secteur ne se laissera jamais ébranlé. C’est pourquoi il exige et insiste sur l’adhésion des acteurs afin qu’ils bénéficient des avantages de la carte de membre.  »La carte de membre nous permet de vous défendre auprès du Burida, des impôts, de la Sodeci, la CIE, les propriétaires des espaces, vous bénéficierez des assurances santé, des comptes et prêts bancaires, des achats à moindres coûts, vous aurez droit à des appartements, des écoles, des hôpitaux, des hôtels et plusieurs d’autres prestations, les acteurs seront formés sur la modernisation du secteur,

il est donc temps que vous réagissez au lieu de dormir, celui qui ne profite pas maintenant alors qu’il est encore temps, nous ne serons pas là pour lui non plus et une fois la liste sera bouclée ce sera trop tard, il va arriver des moments où le syndicat viendra fermer des lieux d’activités pour vous mettre sur le droit chemin’ avertit-il.

HORTENSE  KOUAME 

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