Voici la maison vendue à deux personnes différentes par Babily Dembélé.

12-5-2019 (femmeinfos.ci) Le conflit entre les acquéreurs de la Cité Ciad-Primo et Amaos de KKF, prend une autre tournure. Désormais les acquéreurs vont devoir se battre contre KKF ET BABILY. Les deux agissent de la même manière : déloger les premiers acquéreurs et revendre les maisons au plus offrant.

Le cauchemar des acquéreurs et habitants de la cité Ciad sis à Mpouto, est loin de prendre fin. Leur souffrance s’accentue alors que la confusion est désormais totale dans leur esprit. Engagés dans une bataille à la fois physique et juridique contre Kouassi Koffi Félix dit KKF de la société Amaos, ces acquéreurs doivent désormais faire aussi face à Babily Dembélé promoteur initial de la cité Ciad.

En effet, le jeudi 09 mai dernier, alors que Mme Isabelle Duzan, présidente du collectif des acquéreurs et ses membres étaient au tribunal en procès contre Amaos, des loubards ont envahi la paisible cité. Leur objectif, déloger sur ordre de Babily Dembélé les occupants de la villa 129 Ilot 70 enregistrée sous le nom de Mme Diop née Bancouly Aminata Solange. La propriétaire malade et en soin en France est donc absente des lieux.

Mais des jeunes gardent la maison à cause des incessants assauts de KKF qui, à maintes reprises, a délogé des acquéreurs pour ensuite revendre leurs maisons au plus offrant. KKF, selon les riverains, s’enorgueillit toujours d’avoir le soutien de personnalités haut placées. Cette attitude, pour le moins vandale, a de tout temps été condamnée à la fois par les acquéreurs et Babily Dembélé. Mais cette fois, c’est bel et bien monsieur Babily qui envoie des loubards pour déloger des propriétaires qui ont pourtant acquis leurs maisons entre ses maisons.

Jeudi donc, depuis la salle d’audience au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, Isabelle Duzan est alertée par les jeunes qui surveillent la maison. Que ne fut sa surprise en apprenant que c’est Babily Dembélé qui utilise désormais les mêmes méthodes que KKF pour revendre les maisons. Le vendredi 10 mai au moment où nous arrivions sur les lieux autour de 11h, les loubards étaient encore présents sur le site de la maison litigieuse.

Voici le témoignage de Sanogo Mory, l’un des jeunes du quartier qui gardent la maison : « Hier (le jeudi 09 mai : Ndlr) des gros bras sont venus nous agresser en nous intimant l’ordre de quitter la maison. Ils disent que la maison a été vendue et que c’est M. Babily qui les a envoyés nous chasser ».

Pourtant, Mme Djè née Loba Dorothée venue spécialement de la France pour représenter Mme Diop, assure que celle qu’on tente d’exproprier a acquis légalement et entièrement la maison. D’ailleurs des documents officiels et des quittances de paiement en font foi. En France pour des soins, Mme Diop avait mis sa maison en location à un certain M. Diby qui subissait les assauts répétés de KKF avec ses loubards, policiers et gendarmes.

« C’est M. Dembélé et fils qui nous ont instruit de ne pas nous fier à M. KKF, que ce sont eux les promoteurs, donc il fallait travailler avec eux, explique la représente de dame Diop. Ensemble, nous avons fait front à M. KKF qui venait menacer le locataire avec des brigands. Le locataire a fini par quitter la maison, afin de mettre sa famille à l’abri. Nous avons donc laissé des jeunes de la cité occuper la maison dans le but de la surveiller. Contre toute attente, le jeudi 09 mai, Babily Dembélé fait chasser ces jeunes, parce que selon lui, la maison a été vendue à une autre dame, alors que nous avons tous les papiers signés de ses mains que j’ai laissés à son bureau ce matin (jeudi 09 mai) ».

Pris désormais entre deux feux, les acquéreurs sont convaincus que Babily et KKF ont décidé de leur infliger une souffrance que personne ne peut comprendre. Une situation qui a amené Isabelle Duzan à interpeller le chef de l’État.  « J’interpelle le président de la République et la justice, afin qu’ils se saisissent du dossier. Nous sommes pris entre deux feux, entre Babily et KKF. Le président de la République  est à deux pas de chez nous. Je suis à genou, je le supplie, qu’il tende un peu son oreille vers la cité Ciad. Ses compatriotes sont dans la détresse et la souffrance. Qu’il agisse ! », A-t-elle plaidé.

Retrouvée sur le site de la maison litigieuse le jeudi 09 mai 2019, le nouvel acquéreur, une dame, n’a pas daigné se prononcer face à Duzan Isabelle. Elle ne parlerait qu’en présence   de Babily Dembélé, aurait-elle affirmé. Quant au mis en cause, Babily lui-même, toutes nos tentatives de le joindre ont été vaines. Affaire à suivre.

Christiane Konan

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