Agathe Habyarimana, la veuve de l’ancien président rwandais soupçonnée d’être impliquée dans le génocide de 1994 a comparu mardi devant un tribunal de Paris.
Installée en France , la veuve du président rwandais, dont l’assassinat le 6 avril 1994 avait déclenché le massacre des Tutsis a été convoquée par un juge d’instruction chargé de cette enquête pour complicité de génocide.
Selon une source proche du dossier , Mme Habyarimana, devrait être questionnée sur ses liens avec le capitaine Paul Barril, ex-gendarme de l’Elysée sous la présidence Mitterrand, reconverti dans les années 80 dans la sécurité auprès de chefs d’Etat africains.
Paul Barril était à l’époque en lien avec la famille Habyarimana, notamment les fils de l’ancien président.
Agée de 78 ans ,l’ex Premier dame est notamment accusée d’avoir planifié des tueries avant même le génocide, d’avoir encouragé la création d’escadrons de la mort et d’avoir ordonné des assassinats entre le 6 et le 9 avril 1994.
Réclamée par Kigali, la France avait refusé de l’extrader au Rwanda sans toutefois lui accorder l’asile en raison des soupçons qui pèsent contre elle.
800 000 Tutsis et Hutus modérés ont trouvé la mort dans le génocide en 1994, selon l’ONU.

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