29-03-2019 (femmeinfos.ci) Le samedi 23 Mars 2019 a eu lieu une rencontre entre le président de la Fédération ivoirienne de Taekwondo (FITKD) et les ligues de Cocody, Abobo et Yopougon. A la fin de la cérémonie nous avons arraché quelques mots au président de la fédération, le ministre Bamba Cheick Daniel.

Monsieur le président, que peut-on retenir à la fin de cette rencontre entre vous et les ligues de Cocody, Abobo et Yopougon ?

Ce qu’on peut retenir c’est que le Taekwondo ivoirien est positionné de manière forte au niveau international. Il est devenu une valeur sure du Taekwondo internationale, parce que nous sommes parmi les quatre meilleures fédérations comme l’a décrétée la fédération mondiale, mais il ne suffit pas de briller à l’international il faut resserrer les boulons au niveau national pour avoir un Taekwondo plus fort.

Il faut ramener la concorde, la paix et voir le rapport entre la ligue faîtière au niveau communal, départemental et les clubs, afin qu’une organisation plus puissante se mette en place, que des opens, des animations se fassent pour que nous allions dans le sens des vœux du ministre des Sports, c’est-à-dire faire de tout sport, un sport de masse, pratiqué par tous. Nous avons déjà l’avantage d’avoir 24 ligues communales et régionales, nous avons aussi l’avantage d’avoir un écimage national. Maintenant, comment occuper l’espace organisationnel régulièrement, faire vivre le Taekwondo dans les ligues, dans chaque capitale régionale de la Côte d’Ivoire et voir comment aussi assurer notre autofinancement pour qu’on travaille encore plus fort et participer aux sorties internationales en aidant L’Etat à aider le Taekwondo.

Vous avez dit une phrase forte pendant la cérémonie « le taékwondo doit survivre aux formations d’ailleurs et à toutes les crises »

Oui, c’est juste et tous les responsables ont à l’idée de faire survivre leurs œuvres et ne doivent pas se mettre dans la posture d’après moi de déluge. C’est à dire qu’il faut que la fédération, tous ses compartiments, toutes ses institutions fonctionnent de manière forte et ne tiennent pas seulement qu’à la possibilité ni à la passion d’un seul homme. Il faut que la fédération soit forte financièrement, qu’elle soit bien organisée et qu’elle ne soit pas otage d’un individu parce que c’est lui qui apporte les moyens, c’est lui qui a les idées et une fois qu’il baisse les bras tout le système s’écroule.

Après l’enseignement de madame Jeon Nan Hee, docteur en éducation physique en Corée, directrice et formatrice en changement de mentalité, quelle est votre vision du Taekwondo ivoirien?

Cela va dans le droit fil de ce que le Taekwondo est et devrait laisser comme trace dans la mentalité des Ivoiriens.Le « Do » c’est l’esprit, donc si à ce niveau nous avons eu le sentiment à un moment donné de nous détourner un peu de certaines règles, il faut nous rattraper cela ne veut pas dire que nous n’avons pas du tout appliqué, mais il faut quand même chaque fois suivre le métier des maîtres d’ouvrages, passer en revue et avoir de temps en temps le regard sur le rétroviseur pour voir est-ce que vraiment on suit ce que le Taekwondo enseigne.

Nous enseignons les enfants des gens, les parents nous confient leurs enfants, on ne va pas se limiter à leur montrer comment lancer des coups de pieds ou des coups de poings. On doit être des maîtres à qui on a confié l’éducation à la base des enfants, or un enfant on le marque à vie. Si le maître a des comportements de loubards, l’enfant pense que c’est ça le Taekwondo.

Donc nous devons veiller à ce que, ceux qui transmettent le Taekwondo aux enfants, soient ceux qui leur transmettent aussi le bon savoir être, le bon savoir vivre et le bon comportement social cela est très important. A l’école primaire on écrivait la morale au tableau, mais cela s’est arrêté or il faut que tout ça revienne, donc c’est la même chose pour le Taekwondo on revient sur le « Do », parce qu’il est fondamental, parce qu’il faut être dans un bon état d’esprit quand on pratique cette discipline.

Réalisé par Syntiche Kazon

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